
Lutte ouvrière veut faire partie du paysage politique grenoblois. Pour les élections municipales de mars 2026, le parti d’extrême gauche se présente dans cinq villes de l’agglomération.
Grenoble, Échirolles, Saint-Martin-le-Vinoux, Rives et Vif : voilà les cinq villes de l’agglomération grenobloise où le parti Lutte ouvrière présente des listes pour .L’objectif de ces cinq candidats est de porter un message commun pour « un changement de société global », car le parti Lutte ouvrière se veut « internationaliste » plus que local. « Nous on se présente sur des idées de lutte des classes, les travailleurs doivent absolument prendre le pouvoir et ça se passera à l’échelle internationale », détaille Martine Dunand, candidate Lutte ouvrière à Rives et auxiliaire de vie à la retraite.« Notre courant internationaliste dit qu’on est pour l’ouverture des frontières totale« , complète Catherine Brun, candidate pour la quatrième fois à la mairie de Grenoble, « que ce soit les travailleurs du monde entier ou d’ici, nous sommes une seule et même classe sociale. Nos ennemis communs, ce sont ces grands trusts capitalistes qui pillent les richesses et les ressources en Afrique, en Asie, qui nous licencient ici, comme à Teisseire ou à Vencorex ».
Ces candidats estiment qu’il faut opérer un changement global de la société, qui se passe bien au-delà de la vie locale. « Le problème des travailleurs, et c’est ce dont on discute avec les gens de Saint-Martin-le-Vinoux, c’est les problèmes de fin de mois, etc, et ça, l’équipe municipale ne peut rien y faire ! », argumente Christine Tulipe, enseignante au collège et tête de liste à Saint-Martin-le-Vinoux. « La gauche, par exemple, va nous promettre des transports en commun gratuits, je ne vais pas vous dire qu’on va cracher sur les transports gratuits », illustre encore Catherine Brun, professeure à la retraite, « mais si c’est pour que ce soit nos mômes, demain, qu’on mette en uniforme et qu’on envoie à la guerre, vous voyez bien qu’on ne peut pas se contenter de ce genre de programme ».Mais pour se faire entendre au maximum, le parti Lutte ouvrière veut être présent dans tous les scrutins et sur tous les paysages politiques : « pendant les élections, les gens ont un peu plus l’oreille de ce qu’il se passe politiquement et nous on s’en sert comme un porte-voix, parce qu’on nous voit rarement, donc on profite de ce moment-là pour dire ce qu’on a à dire », conclut Chantal Gomez, retraitée de la fonction publique, candidate à Échirolles. Les cinq candidats de l’agglomération comptent démarrer leurs tractages sur les marchés et aux sorties des entreprises à partir du mois de janvier.

