
Dans le microcosme du luxe, c’est une rockstar. Martin Berger, patron fondateur des Ateliers Berger, à Saint-Martin-le-Vinoux, dans le Dauphiné, a une spécialité : la création de décors muraux sur mesure, réalisés sur des supports souples en papier ou en toile.
Ses clients : les boutiques de LVMH, Richemont ou Kering à travers le monde, les yachts et les « penthouses » ou les villas de crésus émiratis ou slaves. Depuis cet hiver, Martin Berger a une paire de skis à son nom, conçue avec la marque
Lacroix : Ski Ultime Martin Berger. Des planches aux camaïeux d’anthracite et de gris, aux finitions soignées (chaque paire a nécessité six à huit mois de fabrication), produites en série limitée. « Il en reste peu. Commandez rapidement », conseille le site Internet de la marque. Prix de la paire de ski : 8 500 euros, fixations incluses. « C’est notre signature de créer chaque année un produit d’exception pour une élite de passionnés, assure le P-DG de Lacroix, Günther Doll.
Ce tout jeune quinqua, au gabarit de deuxième ligne de rugby, Grenoblois pur jus, mais né à Abu Dhabi d’un père allemand et d’une mère d’origine italienne, a fait ses armes dans l’automobile (Mercedes) et le sportswear. Il a repris en 2022 cette marque mythique alors en dépôt de bilan.
Créée en 1967 par le champion Léo Lacroix, médaillé d’argent aux Jeux olympiques d’Innsbruck, en Autriche, en 1964, Lacroix a toujours été symbole de haute couture du ski. En la rachetant avec son associé, Damien Bodoy, Günther Doll a un grand dessein : redonner à cette « Rolls-Royce des pistes », son surnom, ses lettres de noblesse. « Nos ambitions sont raisonnables : 22 modèles, 2 000 paires par an avec 80 % de la gamme compris entre 1200 et 1 800 euros. » Pas donné, mais dans la moyenne des prix du segment des skis d’exception, un réel marché plutôt en hausse.
Capables d’affronter quasiment tous les types de neige
À ces tarifs de haute altitude correspondent bien sûr un dessin et une finition au top. Les skis sont fabriqués en Italie, au nord du lac de Côme. Composés de Kevlar, de carbone et de titane, ils sont capables d’affronter quasiment tous les types de neige : dure, molle, fraîche, épaisse. « Leur flex est réactif et précis, leur légèreté appréciable dans les passages épineux », assure la presse spécialisée.
Essentiellement vendue en France, la marque commence à s’internationaliser : en Tchéquie, en Suisse, en Corée et au Japon, bientôt aux États-Unis. « Dans quatre ou cinq ans, nous espérons vendre 10 000 paires par an. Posséder une paire de Lacroix est le Graal du skieur », assure Günther Doll. La société, qui a effectué plusieurs levées de fonds, ouvre cette année ses propres boutiques à Courchevel et Val-d’Isère. Elle développe aussi sa collection de vêtements et d’accessoires, avec des doudounes (1 300 euros), des casques (385 ou 490 euros), des gants et des bonnets. Bref, de quoi compléter la parfaite panoplie du skieur. Avec même un modèle de chaussures de ski (990 euros) réalisé en collaboration avec Nordica.
« Dans une seule boutique de Vail ou d’Aspen, la possibilité existe de vendre autant de paires qu’en France »
Pour exister l’été, Lacroix s’est aussi lancé dans le golf avec une ligne de putters. « Nos clients appartiennent à une sphère réduite de puristes très exigeants qui veulent des pièces d’exception et disposent de moyens difficiles à imaginer », poursuit le P-DG. Et de nous citer l’exemple de cette famille anglaise, à Courchevel, qui avait dépensé 21 000 euros en matériel Lacroix, et qui, après avoir oublié ses skis à la suite d’une fin de journée bien arrosée dans un restaurant d’altitude, était revenue le lendemain racheter pour… 21 000 euros d’équipement.
Ils sont également disponibles à la location dans des palaces comme Les Airelles, à Courchevel. Sans oublier une série limitée – des skis parés de larges rayures noir et caramel dessinés et signés par Simon Porte Jacquemus, styliste et skieur émérite – qui vient d’être commercialisée. Mais l’avenir ce sont les États-Unis, où Günther Doll se rend mi-décembre. Le potentiel y est énorme. « Dans une seule boutique de Vail ou d’Aspen, la possibilité existe de vendre autant de paires qu’en France », assure le P-DG. La cote de la marque y reste énorme. Acteur vedette de « La descente infernale », Robert Redford avait acheté trois paires de ski à Léo Lacroix, 88 ans aujourd’hui, et qui n’a rangé ses planches qu’à 80 printemps.
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